Dimanche 30 décembre 2007
Dimanche 30 décembre 2007
Mercredi 26 décembre 2007

En cette belle nuit de noêl
Je me dois de faire une déclaration solenelle
En faveur de l'amour, de la flamme,
De la lumière qui jaillie des yeux et des coeurs
En faveur de plus d'amour que d'ordinaire
En faveur des droits de l'homme
Et de la petite enfance
En faveur du père Noêl
Moins de larme et moins d'hiver
Moins de douleur et moins de baratins
Car aujourd'hui, cette nuit nos coeurs se reveillent
Et nos larmes se sèchent
Pour se libérer dans la lumière des grands sapins verts
Au rythme des rennes et des lapins de garenne
Qui dansent avec les loups et les caribous
Dans une effervescence de lumière
La fête de l'enfant né à Bethléem
La sublimation de la vie et de ce qui nous reste de l'enfance
Vive Noêl!!!
Après
un tour de france chez divers potier, un stage à Ratilly chez les Pierlot, Eric Astoul décide assez rapidement de se consacrer totalement à la céramique. Il devient tourneur chez Digan
à la Borne, Janet Stedman fait également partie de cette aventure.
Il y trouve une sécurité dans cette production de série.Il acquière aussi une grande maitrise du tournage et détient désormais une base solide.
En 1982, il construit un four thaïlandais "ANAGAMA" de 7m3. C'est le second à la Borne après celui de Steen kepp. Il renoue avec la tradition du four couché, qui remonte, en France, à une
époque très ancienne (époque Carolingienne).
Eric Astoul pense que la terre, dans sa variété, peut tout exprimer. Il la laisse "vivre" par le feu, ni ajoute ni engobe, ni sel comme la production populaire
bornoise.
Eric Astoul est un vrai tourneur, l'équilibre et la respiration rythme sa vie et son atelier. Ces voyages à travers d'autres continents l'amènent à s'exprimer autrement, de façon plus rigoureuse
non pas par la précision mais par "l'immédiateté" du geste.
Eric Astoul créé la série des "pots géologiques" puis contruit des "pyramides" découpées, presque cloisonnées comme la peinture de Poliakoff. Le virage est pris, et la liberté
artistique a pris le dessous sur la sécurité du tournage. Le feu reste la seule constante qui bouscule tous les repères que l'on a pu préalablement établir.
"une pièce n'existe que lorsqu'elle a passé l'épreuve du feu" disait Babeth.
Son oeuvre s'est imposée, fait partie du quotidien de la production céramique contemporaine, son oeuvre nous est familière, elle nous ramène à cette terre, à ce
minéral qui nous entoure .

Eric Astoul - grés - cuisson four
Anagama
Dimanche 23 décembre 2007
Suzanne ramié
aborde la typologie de la poterie populaire du sud de la France après avoir brillament fait une entrée dans le monde du textile. Elle redessine les objets usuels, fait évoluer leurs formes, les
amène vers d’autres usages.
C’est sa rencontre avec Georges Ramié avant la seconde guerre mondiale et son passage à Vallauris qui l’incite à ouvrir un atelier.
Ce sera MADOURA (MAison DOUly RAmié),
Son œuvre met en avant la simplicité des formes, et la subtilité de l’émaillage.
Cette rigueur sur sa production pousse à la comparaison avec la production industrielle sans en conserver la froideur et l’impersonnalité. Je fais le parallèle avec
la démarche engagée par Robert Deblander en Puisaye.
Ses émaux sont appliqués dans la nuance comme pour mettre en évidence un volume, comme pour faire ressortir une démarche philosophique et une pensée, comme
pour suggérer un espace, un monde, des mondes, des grands espaces, des univers.
Ses émaux « appuient » la forme et lui donner une vraie dimension. Ces bouteilles, ces pots, ces vases prennent alors une dimension artistique.
En 1948, MADOURA accueille Picasso. La présence du maître et sa boulimie étouffe l’œuvre de Suzanne Ramié. Pendant 2 ans Picasso créé et MADOURA se
meurt. L’idée géniale de l’édition consacre financièrement les Ramié.
L’œuvre de Suzanne Ramié pourtant bien présente dans la création des 50’s, restera discrète comme la subtilité de ses formes et de ses
matières.

terre rouge - émail bleu
Dimanche 23 décembre 2007
Sortie de l’école des Arts Appliquées de Paris
comme Roger Capron et Jean Derval, Robert Picault s’installe à Vallauris et fonde avec Capron l’atelier « CALLIS ».
En 1948 il s’installe seul à proximité de l’atelier Picasso dont il subira une certaine influence.
Ses décors sont principalement constitués de formes géométriques, de ronds, de bandes, de cercles concentriques et labyrinthiformes réalisés à l’oxyde de
cuivre pour les verts et à l’oxyde de fer pour les bruns.
Un travail très décoratif qui confirme sa devise « la cuisine à la table ». En effet son œuvre s’articule autour de la réinterprétation des ustensiles de
cuisine pour en faire quelque chose de plus qu’une forme et qu’un ustensile.
Robert Picault affirme sa propre sensibilité dans ces œuvres plus personnelles représentant des portraits, des baigneuses sensuelles, des vanités. Il
développe aussi un bestiaire riche d’oiseaux, de poissons et d’animaux presque fantastiques. Robert Picault est décédé en 2000, son œuvre nous livre encore la chaleur de la terre de Vallauris
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