A l'heure d'aujourd'hui, à l'instant où je m'adresse à vous, je me pose la question "doit-on dire ouvertement ce que l'on pense?"
Dans notre société libérale, pouvoir dire les choses est inscrit dans la constitution. La liberté de parole et d'expression, oui certes mais n'est-ce pas un leurre? Certainement aux vues des évènements, des constats - aux vues des faits - des censures. La liberté de parole à quel prix?
Le prix de tout perdre pour conserver sa fierté, son honneur.Le couperet tombe de toutes façons! Certes l'échafaud, le bûcher, le goulag ou la pendaison haut et court sont écartés aujourd'hui des méthodes et techniques pour éliminer ceux qui parlent trop, ceux qui dérangent, ceux qui soulèvent de vieilles histoires, mais une pléiade de nouvelles techniques, plus sournoises, plus perverses existent.
Le résultat est le même, faire payer l'infamie, le beau parleur, lui faire cracher sa salive, lui faire tirer la langue, si possible lui casser son honneur sa crédibilité, briser sa vie si possible. Le pousser vers l'exil où le faire mettre à genoux, pour s'entendre dire "je ne pensais pas ce que j'ai dit", le mettre à la rue et voir cet individu moite et tremblant implorant le pardon. Le rapport du dominant/dominé, du chef à son sous-fifre. La presse est bâillonnée par les financeurs par les pouvoirs publics. Les journalistes sont malheureusement que de petits pions qui croient détenir un pouvoir, mais qui ne font qu'appliquer et écrire se qu'on leurs a demandé d'écrire. Tout ce que l'on voit, entend, lit est contrôlé, guidé, habillé pour formater les maillons de cette société, c'est-à-dire nous même. Heureusement l'homme à son honneur, enfin certains, même s'il doit laisser des plumes! Le poulet du dimanche, c'est peut-être pour exorciser cette réalité.
La censure et ses diverses facettes - l'aile ou la cuisse?
Bon appetit!
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Les rues sont vides, désertes, depuis longtemps les enfants ne font plus aboyer les chiens. C’est le monde de l’oubli, de l’abandon, la cité s’est éteinte comme les vieux candélabres. C’est le monde du silence urbain, c’est aussi le monde de la voyouse.
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