
grès émaillé - collection musée Bernard palissy
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Les roses trémières seront déjà occupées à préparer leur floraison
de 2008…mais le jardin nous réservera bien d’autres surprises.
jardin des roses trémières -
Ligueux en périgord
Georges Sybesma est un
précurseur, il nous parle de cette terre, qu'il enflamme dans les feux les plus variés, il nous parle de cette terre, notre planète en danger. Plus proche de nous il nous parle d'un courant
immense et chaud qui va à l'assaut de nos côtes et transporte avec lui anguilles et grands saumons, maître de nos rivières. Il nous parle du réchauffement climatique et de l'épée de
Damoclès sur notre tête. Il nous parle avec énergie et violence, nous laisse ses inscriptions, ses sillons, ses empreintes figés par le feu - à l'encre indélébile pour les générations
futures.
Georges Sybesma s'est affirmé dans la contestation "bleu de fer - rouge de cuivre"et a suivi son instinct.
Proche des éléments, de la matière, il se joue des formes et des émaux, nous apporte ce drapé, cette "couverte" sur ses pots. Cache le beau pour nous livrer un émail "sans couleur" ou
presque.
Georges joue avec l'équilibre des formes et des couleurs, joue sur des gammes subtiles.
Il se cache George, il nous cache quelque chose sous ses émaux de lavis qui n'en finissent pas de couler, de recouvrir...de cacher encore!
Cette façade n'est rien d'autre qu'un subterfuge, un moyen détourné, un sentier sans poteau indicateur. Georges laisse au regard des autres de percer la couche, de pénétrer sous "la façade" et de
plonger au coeur du pot et de son énergie, de son feu intérieur.
Incandescence et fusion nous ramène vers la douceur des formes vers sa philosophie.
Les pots se dressent pour porter ce que le feu lui a donné, pour nous livrer une vérité.

Georges Sybesma - Grès / Engobe/ sable de fontainebleau
cliquez ici
Au pays
des Pierlot et de la terre de grès, Jean-François a appris la matière, le tournage et les techniques liées à la cuisson. Il a compris la base, le rudimentaire et s'est mis, de longues
années plus tard, à chercher, chercher et chercher encore....expérimentation, cuisson, amalgame, superposition. Jean-François n'a pas peur de prendre de la hauteur, de centrifuger la matière, de
la faire exploser. Ce volcan bouillonnant est en lui comme sur ces pièces. La substance s'écoule comme d'un cratère rougeoyant, sur les couches superposées, sur l'autre terre. L'esprit de la
lave, du cheminement des éléments de la performance. L'esprit de cette terre nourricière, génératrice de vie. Un nouveau dinosaure est né, il s'appel Jean-François Bourlard.

Jean-François Bourlard expose à Ligueux (Dordogne)
dans le cadre des journées Européennes du patrimoine
le 15/16 septembre 2007
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