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Samedi 24 février 2007
Dans la lettre de la céramique, Charles Eissautier nous cite un article sur la céramique, paru dans Libération du vendredi 2 février 2007. Cet article reprend un extrait de « L'âme ludique des céramiques », d' Edouard Launet qui écrit :"...la commissaire et quelques artistes se sont longuement interrogés sur la frontière entre l'art et l'artisanat…. »
A la lecture de ces quelques lignes, bien des souvenirs me sont revenus. De mes pérégrinations dans ce village de céramistes, La Borne prés d’Henrichemont – de ces longues soirées de discussions jusqu’à la nuit avancée, pour faire la part des choses entre les vrais, les artistes et les autres, les artisans. Sujet existentiel dans cette corporation, bien légitime aussi, quand Jean Lerat faisait des pots, des pichets et des soupières à la seconde guerre avant de basculer vers la création. Il y a toujours ce dilemme, il y a toujours cette frontière, étroite et il faut choisir son camp!
 Ma conviction…….. c’est que c'est bien une histoire de frontière!
 La frontière comme vouloir atteindre le paradis perdu et quitter notre univers du quotidien. L’artiste choisit l’expérimentation, croit en lui,  part à l'aventure, à la recherche de quelque chose, de quoi? Il est à même pendant son périple de se poser la question, de se faire une raison ou de braver la difficulté et de continuer – un sacerdose, oui je crois que s’en est bien un !
« Pour mieux vivre vivons caché » pour reprendre les mots de Charles Eissautier, c’est un constat que j’ai fait aussi. Vassil Ivanoff, Elisabeth Joulia, pour ne citer qu’eux, ne désiraient pas communiquer avec les autres, ils ont fait le choix de communiquer qu’à travers leurs pièces. Etre en immersion dans ce monde de la création nécessite parfois ce sacrifice, on ne peut se disperser sans perdre quelque chose et peut-être cette énergie créatrice.
Le monde des artisans est bien présent, sur les salons, dans les villages à fort potentiel touristique, plus prêt des hommes du commun, plus prêt des petits budgets aussi. L’objet est fonctionnel, c’est de l’alimentaire surtout. Dans la céramique les artisans sont nombreux, ils utilisent le tournage plus que le modelage, sont plus coloristes que matiéristes, utilisent plus la faïence que le grés, mais il y a des exceptions à tout. Peut-on classer un Deblander dans la catégorie des artisans? Bien sûr que non, sa démarche dépasse le tournage, sa philosophie est dans la subtilité et l’équilibre de la forme et de la matière.
 Il est des  vérités incontournables, la création est moins tributaire des composants techniques et physique de la matière, elle est aussi personnelle ce qui fait que la plupart des gens ne s’ identifient pas à elle (je parle bien sûr du commun des mortels et non des initiés). Une faïence colorée et peinte à la main (souvent écrit sous le pot) plait plus et se vendra mieux qu’un pot d’Elisabeth Joulia par exemple, j’entends marie-jo Brisson me dire à l’oreille « mais ce n’est pas la même histoire »et de pousser son petit rire moqueur. Ce ne pas la même histoire, en effet, il faut bien le reconnaître.
Il y a 15 ans une grande Dame de la céramique contemporaine était prête à céder se magnifique demeure à la sécu pour bénéficier d’un semblant de retraite, d’autres s’humilient (mais ils n’ont pas le choix et puis la moindre consolation c’est que dans la même corporation d’autres le font) de percevoir le Revenu Minimum d’Insertion (RMI). Ce n’est pas un secret, la création est souvent à ce prix, vivre avec ses principes, ses convictions sans prétendre à la moindre reconnaissance ou tellement discrète qu’elle ne compte pas.
 Certains peuvent essayer aussi de jouer sur les 2 tableaux, « faire de l’alimentaire » et en dehors de la grande transhumance des touristes « qui montent et descendent sans cesse la grande rue sans rien voir », le céramiste peut s’adonner à son délire intérieur, la création. Attention, dans ce jeu là, l’artiste peut se perdre, se pollue d’un environnement si éloigné de ces convictions personnelles.....et le temps passe!
Le passage de l’artisan vers l'artiste est un choix, une philosophie intérieure, en faisant abstraction de tout le reste, un sens unique, un sacerdose, je le disais tout-à-l’heure. Il faut être capable de franchir la frontière en laissant presque tout derrière. Quand Marie-jo Brisson a choisi de ne plus faire d’alimentaire, elle s’est réellement trouvée, elle s’est mise en symbiose avec la matière, avec elle-même aussi. Tout le monde ne peut pas faire ce choix, je ne les blâme pas, au contraire! Il faut de tout pour faire un monde, la céramique alimentaire rallie les hommes autour d’un bon festin. En chacun de nous se cache un artiste, la communion entre les hommes, c’est peut-être l’essence et le déclic révélateur, vers le passage et un nouveau choix de vie !
 
                       "pots" - Georges Sybesma - La Borne
par bucquoy thierry publié dans : de terre et de matière
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Mercredi 21 février 2007

                                                                   Atelier - Détail

                                                                     encre sur papier

par bucquoy thierry publié dans : l'Art brut / l'Art de l'enfance
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Mardi 20 février 2007
Bouscaillou, un certain univers perdu au fond des bois
Un univers de simplicité
la forêt de la Bessède, prés de Belvès
Une forêt déchirée par la tempête - des moignons épars de vieux « caudres » centenaires - des sentinelles isolées et fragiles. C’est bientôt le règne du roncier – du fouillis impénétrable.
 
Une cabane recouverte de tôles ondulées, c’est la cabane de Bouscaillou - plantée sur cette terre sablonneuse et souple – presque au milieu de nul part.
 
Timidité jusqu’à l’effacement. Ces personnages filiformes disparaissent derrière le fond de la toile, derrière le doublage des murs, loin des regards.
Bouscaillou est un homme discret comme le renard argenté - timide presque, mais observateur et volontaire. Il cherche depuis 50 ans peut-être, il cherche à animer sa vie comme il articule ses personnages, ses pantins.
Sa façon d’être lui-même - de parler de lui-même
Un inspiré loin des routes et des sentiers battus. Un de ces « rigolos » qui amusent et que l’on traite de « fada » par derrière - que l’on respecte aussi parce qu’il est différent et qu’il traîne sa bosse.
Il n’attend rien des autres, ni la fortune, ni la reconnaissance.
Il est branché sur le secteur çà lui apporte le confort. Il a chaud en hiver, c’est le plus important.
Bouscaillou ne regrette rien - un petit sourire effacé - il est heureux.
Vivre au jour le jour, le regard fixé sur le papier un pinceau à la main - continuer à chercher dans la matière et la couleur - dans cette forêt centenaire aux multiples dédales.
                                                       Bouscaillou dans son atelier
 
                                    Bouscaillou et le peintre Alain Sanfourche
par bucquoy thierry publié dans : l'Art brut / l'Art de l'enfance
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Samedi 17 février 2007

 

par bucquoy thierry publié dans : photographies
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Mercredi 14 février 2007
Le mal-être de l’inspiré du bord des routes,
De la spontanéité presque convulsive,
L’excitation qui fait place à l’errance de l’être,
 L’abandon,
Le vide vers rien du tout,
 Le vide et l’espace qui se présente sans aucun assentiment.
Le vide a fait place à l’énergie débordante,
A la surproduction,
A cette surcharge de créativité, tellement génial,
 Tellement marginale.
L’usurpateur, le manipulateur,
Celui qui s’identifie à l’histoire,
Est loin de ce délire de cette illumination
Où ni l’alcool,
Ni la drogue,
Ni aucun succédané n’ont leur place
La créativité est brute de décoffrage,
Authentique.
Oui le génie existe,
Où plutôt devrais-je parler de cette obsession créatrice! 
De ce déroulement de la parole,
Des mots placardés sur les pages,
 Voir des cahiers entiers.
Des dessins aboutis dès les premiers traits,
 Le crayon comme le prolongement de l’âme…
Une évidence….
La mélancolie, la mélancolie douce,
Le mal de l’être seul face à l’immensité de la mer,
Les sens submergés dominés, explosés.
 Rentrer dans la coquille,
Le dedans,
 Avant que les plombs ne saute de nouveau,
Avant que l’envi ne reprenne,
Avant que le génial n'envahisse un espace.... et la force spontanée.
Etat d’âme,  mal douloureux, égarement de l’âme
Accomplissement sans partage.
L’humeur en mouvement vers l’abandon et la tristesse,
Vers la folie.
Tout est énorme,
Tout est disproportionné,
Tout est magnifique!
Antonin Arthaud, Wölfli, Aloïse, Van Gogh,
 Des exemples et les autres,
les inconnus du bord des routes dans l’antichambre de l’oubli
Seul Dieu reconnaît les siens!
par bucquoy thierry publié dans : l'Art brut / l'Art de l'enfance
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Mercredi 14 février 2007

Des murs gris

 des casiers

 des toits qui obscurcissent le ciel.

Des flaques d'eau

Des peintures craquelées 

Des moments de mon adolescences

plus de 20 ans déjà

 drôle d'impression

 sous une pluie qui contribue à arranger la sauce!.

par bucquoy thierry publié dans : l'écrit de thierry B
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Mercredi 7 février 2007
 
Peinture réalisée par Mr Meuh s'intitulant "Mme Meuh de profil" 
 
 
Elle ne le sait pas encore, cette vache c'est Madame Meuh,
elle est unique,
Comme toutes les vaches transgéniques d'ailleurs
Je l'ai surprise au pays du foie gras et des aiguillettes de volaille
Sous une pluie battante et pas plus affolée que çà.
Elle est le produit de ce laboratoire clandestin démantelé par la police scientifique.
L'assaut par le GIGN avait foutu une vraie pagaille
Conduisant à la déroute du troupeau expérimental.
Seuls quelques spécimens ont pu être retrouvés.
Çà fait déjà presque 2 ans qu'elle est seule et qu'elle se dissimule pour ne pas être reprise par ce satanée Professeur Zarowski, un immigré d'Europe de l'Est, expert et discipliné envers ceux qui le paie,
avec des techniques mises au point dans un pays où le droit rampe entre les lamelles du parquet du Parlement. Technique d'un autre temps il faut bien dire (pour rester poli), mais pourtant si efficace.
Optimiser la mise en bouche de la viande bovine, un beau programme à  l'objectif clairement affiché et gastronomiquement ciblé
Je vous passe les détails, mais depuis sa naissance la cible c'est  « Madame Meuh », nourrie sous la mère avec en plus de la levure de bière.
 
 Il parait que l'humain aime çà et que çà donne du moelleux
 
Séance de déstressage avec ces 600 congénères 8 heures / jour  sous le même toit et dans la même galère, dans un caisson métallique  exigu et des brosses qui vous astiquent le poil à longueur de journée.
 
Il paraît que c'est bon pour moi
Pour obtenir le label bio, qu'ils disent
Je m'en tape de leur label, moi çà m'irritait plutôt le poil
Vous avez vu comment je suis gaulé, ils ont oublié un jour de me sortir de là, une erreur dans la codification électronique, trop tard, j'avais grossi d'un coup, avec leurs putains d'hormones,
Je suis comme cubique aujourd'hui, dommage que Picasso ne peignait que des Citroën,
J'aurai pu être célèbre et passer à la télé avant le 20h et finir mes jours  dans une maison de retraite. Un privilège distribué au compte goutte de nos jours.
 
Madame Meuh est aujourd'hui heureuse, heureuse de vivre, de respirer le grand air, de meugler dans ces espaces certes limités au milieu des touristes de plus en plus déshabillés et de moins en moins autochtones, mais libre de soleil et de pluie, de courir ou de dormir.

Alors chut, n'appelez pas le professeur Zarowski, il serait bien capable d'envoyer une équipe munie de fusils hypodermiques pour reconduire l'animal dans un autre labo subventionné par l'Etat celui-là, au pays de José, vous savez celui qui a une pipe et des tickets gratuits chez Mac-Do.

par bucquoy thierry publié dans : la vie des vaches communauté : artiste plasticien
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Dimanche 4 février 2007

Le viaduc avance, boulonné, soudé,

il prend de la hauteur

se joue du vide et des lois de l'apesanteur

Au sol un capharnaüm sans précédent prend place rapidement

Des mois que çà a commencé

Des mois et des centimètres de gagnés

Sur le vide, sur la petite vallé de l'Elle  

dans le chaos indescriptible des machines et des hommes pressés

des corps de metiers tous associés pour ce grand saut,

ce projet commun,

  relier les hommes toujours

d'Ouest en Est, du soleil levant au soleil couchant

plus pressés d'arriver à bon port

le téléphone portable aimanté dans la main

la veste repassée sur le siège arrière

La mer ou la montagne par le grand ruban d'asphalte

Ces hommes casqués,

sans domicile fixe pour ce trait d'union indispensable,

pour un bien être

Pour notre confort 

Mais l'autoroute c'est aussi une grosse coupure,

un obstacle pour la faune sauvage,

même si des efforts sont faits pour limiter l'impact.

On a rien sans rien, et Clermont sera désormais et pour bientôt une ville presque du Périgord!

par bucquoy thierry publié dans : l'écrit de thierry B
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Samedi 3 février 2007
Je suis triste de ne pas avoir participé au sauvetage de la planète
De ne pas avoir participer à cet élan de solidarité d’action participative et populiste à quelques encablures d’une échéance électorale,
De ne pas avoir invité des amis à un repas aux chandelles agrémenté par un bon feu de cheminée ave du vin qui coule à flot en provenance des 4 coins de l’Hexagone.
Je sui inconsolable, même impardonnable, je me ronge les ongles et n’ose plus mettre le nez dehors.
Quand je pense que vous tous vous avez sauvez la planète, que les résultats sont encourageants, une économie à l’échelle de la ville de Marseille.
 
Un coup médiatique programmé par tous ces écolos de façade,
par tous ces foyers adeptes du confort permanent !
Regardez-moi tous ces gens de la ville fêtant cette action envers notre bonne vieille terre, se rendant avec des 4X4 flambants neufs, de toute la métropole pour voir la tour Eiffel s’éteindre pendant 5 mn.
Quelle dépense d’énergie, quel prétexte absurde pour se donner bonne conscience !!!
Ils sont tranquille, ceux-là pour l’année, chauffés à 21°C même sous la couette avec la clim qui vrombisse à la fenêtre de leurs bureaux, tout l’été en pensant au prochain voyage du club med qu’ils vont se payer, à consommer des produits équitables.
 
La protection de la planète ce n’est pas une question d’énergie, surtout quand on sait qu’elle est produite chez nous par des centrales nucléaires, qui ont un seul effet polluant immédiat, le réchauffement de l’eau. En hiver, il n’y a pas de conséquences dramatiques à ce que je sache !
 
Non votre action aura nécessitée plus de dépenses d’énergie que de gains réels. Tapez plutôt sur les Américains et les Chinois, mais çà c’est tabou. Et puis regardez déjà devant chez vous, je ne pense pas trouver que de l’écologiquement propre.
5mn de dépense d’énergie pour moi, accompagné d’un bon café non équitable mais réchauffé au feu de bois pour vous faire la morale, c’était nécessaire !!!.
 
Dommage, moi aussi je participe à la destruction de la planète en brûlant nos belles et irremplaçables forêts à cèpes du Périgord.
Rappelez vous il y a quelques années, consommer du papier ou utiliser du bois était synonyme d’action anti-environnementale.
Aujourd’hui couper du bois signifie « mener un combat propre pour la protection de l’Environnement ». La brique et le parpaing à ce que je sache sont faits avec des produits comme de la terre, le ciment et le sable. Quelle différence? … Et ne me dite pas qu’on dépense moins d’énergie à fabriquer des planches qu’à couler des parpaings, je vais me mettre en colère !!!!
Vous n’êtes que des conditionnés d’une démarche économico/financière programmée par des administratifs à la solde de ce gouvernement (que vous détestez, je vous le rappelle), pour développer et enrichir « les nouveaux maquignons » du bois.
 Le bois qui est un  produit à forte valeur ajoutée.
Si j’ai un conseil à vous donnez et si vous m’autorisez encore une petite dépense d’énergie,
réfléchissez avant d’agir posez vos lunettes en fausse écaille de tortue et restez plus longtemps sous la couette !!!
par bucquoy thierry publié dans : bordel écologique et pollution tout azimut
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