Le mal-être de l’inspiré du bord des routes,
De la spontanéité presque convulsive,
L’excitation qui fait place à l’errance de l’être,
L’abandon,
Le vide vers rien du tout,
Le vide et l’espace qui se présente sans aucun assentiment.
Le vide a fait place à l’énergie débordante,
A la surproduction,
A cette surcharge de créativité, tellement génial,
Tellement marginale.
L’usurpateur, le manipulateur,
Celui qui s’identifie à l’histoire,
Est loin de ce délire de cette illumination
Où ni l’alcool,
Ni la drogue,
Ni aucun succédané n’ont leur place
La créativité est brute de décoffrage,
Authentique.
Oui le génie existe,
Où plutôt devrais-je parler de cette obsession créatrice!
De ce déroulement de la parole,
Des mots placardés sur les pages,
Voir des cahiers entiers.
Des dessins aboutis dès les premiers traits,
Le crayon comme le prolongement de l’âme…
Une évidence….
La mélancolie, la mélancolie douce,
Le mal de l’être seul face à l’immensité de la mer,
Les sens submergés dominés, explosés.
Rentrer dans la coquille,
Le dedans,
Avant que les plombs ne saute de nouveau,
Avant que l’envi ne reprenne,
Avant que le génial n'envahisse un espace.... et la force spontanée.
Etat d’âme, mal douloureux, égarement de l’âme
Accomplissement sans partage.
L’humeur en mouvement vers l’abandon et la tristesse,
Vers la folie.
Tout est énorme,
Tout est disproportionné,
Tout est magnifique!
Antonin Arthaud, Wölfli, Aloïse, Van Gogh,
Des exemples et les autres,
les inconnus du bord des routes dans l’antichambre de l’oubli
Seul Dieu reconnaît les siens!
Derniers Commentaires